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Nina Benhassine aime transmettre ce que lui inspire sa pratique professionnelle. Vous trouverez ici quelques uns de ses billets, ainsi que sur http://nina-benhassine.blogspot.fr/

 
RÊVES MARQUANTS

INTERVIEW par Nina BENHASSINE

Rêveuse :
Stéphanie, 34 ans, Laborantine en établissement de soins public, région parisienne

 
Récit du rêve : Cela se passait dans la maison de mon enfance, celle où m’ont élevée mes grands-parents maternels. J’y étais, à l’âge adulte, bien que ma grand-mère décéda lorsque j’avais onze ans et demi et mon grand-père lorsque j’avais dix neuf ans. Ils étaient là tous les deux. Nous étions dans la salle à manger. Ils m’ont demandé : « Comment vas-tu ? ». Je ne sais plus ce que je leur ai répondu mais l’instant d’après, ils m’ont prise dans leurs bras et là j’ai senti la pression de leur corps contre le mien. Cela avait l’air si réel ! Nous avons encore parlé un petit peu puis ils sont partis. Je les ai suppliés de rester encore un peu mais ils devaient s’en aller. Je me suis réveillée, cette rencontre nocturne m’a perturbée. Pour moi, ce sont bien eux qui m’ont rendu visite.
 
Stéphanie interviewée par Nina Benhassine
Nina Benhassine : Quand avez-vous fait ce rêve ?
Stéphanie : En 2001. J’étais déjà installée en ménage, bien comme il faut.
Et oui… ça vient de remonter à ma mémoire… je l’ai fait quelques semaines après avoir perdu un bébé. Je n’étais pas très bien, j’avais vraiment le blues. Je les ai vus dans un rêve, ils sont venus me voir. Pour me remonter le moral, je pense.
N.B : Dans quel contexte viviez-vous au moment où vous avez fait ce rêve ?
S. : Je travaillais, j’étais installée, tout allait bien. Mis à part mon bébé, ça allait.
N.B : A quel moment de votre grossesse avez-vous perdu votre bébé ?
S. : Quasiment 4 mois, la grossesse était bien avancée. Nous ne nous attendions pas à ça. C’était assez brutal. Ça s’est déclaré au domicile puis ça a fini à l’hôpital. Avec les pompiers et tout ça. J’ai été hospitalisée quelques jours, le temps de faire des examens pour voir si tout allait bien malgré tout, si ça se remettait bien.
N.B : Avez-vous été accompagnée dans cette épreuve ?
S. : Non. Pas du tout.
N.B : Vous a-t-on expliqué pourquoi ce bébé n’a pas pu être ?
S. : Non. C’est peut-être un taux d’hormones qui n’était pas assez suffisant pour le maintenir. Je ne sais pas, c’était assez flou.
N.B : C’était un premier enfant ?
S. : Oui. Je n’ai pas demandé de quel sexe il était.
N.B : Quelle interprétation donnez-vous à ce rêve ?
S. : Moi je pense que mes grands-parents sont venus me voir. Déjà parce qu’ils devaient sentir que je n’allais pas très bien. Et puis pour me remonter le moral parce que de leur côté ils devaient s’inquiéter aussi. C’est eux qui m’ont élevée jusqu’à l’âge de 5 ans. J’avais vraiment une relation très forte avec mes grands-parents. Moi je pense qu’ils étaient là pour moi dans ce rêve parce qu’ils ont senti que j’en avais besoin.
N.B : Quels effets a eu ce rêve sur vous ?
S. : Au début ça m’a perturbée parce que j’ai senti leur étreinte, j’ai senti leur corps quand ils m’ont prise dans leur bras.
N.B : Vous les avez sentis physiquement ?
S. : Ah oui, physiquement, j’ai senti une étreinte. Ils étaient là tous les deux, ensemble. Tous les trois on se tenait, je les avais tous les deux en même temps dans mes bras. Ça m’a perturbée. L’étreinte, c’est sentir physiquement quelque chose. Cette sensation physique est restée toute la journée. J’y ai pensé pendant plusieurs jours après. Ça m’a perturbée une bonne semaine quand même. Sur le coup, je me suis demandé si c’était vrai. Mais oui, pour moi c’était vrai. J’ai réellement senti quelque chose, ce n’est pas une invention ou une machinerie de mon cerveau, c’est vraiment ça. Pour moi, ça a eu un effet positif parce que j’étais contente de les avoir revus. Mais en même temps triste car je les ai suppliés de rester. Ils m’ont dit « On doit s’en aller, on doit repartir ». Ça m’a fait comme une deuxième séparation à gérer. Ça ne m’a pas plu. J’aurais bien aimé rester endormie, ne plus ouvrir les yeux et rester tout le temps avec eux. Ce n’était pas possible. Ça m’a énervée, oui, ça m’a enragée. Mes grands-parents c’était tout pour moi, plus que mes parents qui ne s’occupaient pas de moi. Ils m’ont élevée. Heureusement qu’ils étaient là. Mes grands-parents ne faisaient pas de différences quand il y avait mes cousins, mes cousines. Mais une fois que la porte était refermée j’étais leur chouchoute. C’était mes grands-parents maternels. J’ai des souvenirs, je vois encore ma grand-mère en train de faire des crêpes, j’adorais les crêpes. Elle passait toute l’après-midi devant les fourneaux à me faire des crêpes et des gaufres. On avait nos petites habitudes et puis j’avais le café au lit tous les matins moi, à l’âge de 3 ans, comme une princesse. J’étais chouchoutée. Ils n’avaient pas trop de sous donc ce n’était pas des cadeaux, c’était vraiment des attentions, tout le temps. J’étais vraiment choyée de ce côté-là. Cette maison où j’ai été élevée je la vois encore, j’ai encore le plan, les pièces, tout. Tout est là, je n’ai rien oublié. C’est cette maison dans le rêve. Même le peu que je rêve d’eux, je me retrouve encore dans cette maison même si des fois eux je ne les vois pas. C’est toujours cette maison-là. C’était une vieille maison, il y avait l’eau courante mais il y avait pas encore les sanitaires et tout. C’était une maison des années… je ne pourrais pas vous dire. Avec une grande porte de grange et tout, c’était vraiment la campagne. Mais voilà, je m’y sentais bien.
N.B : Qu’est-ce qui vous a aidé à intégrer les messages de ce rêve dans votre vie ?
S. : Déjà ce qui ne m’a pas aidé c’est de ne pas pouvoir en parler à quelqu’un qui puisse comprendre ce genre de rêve, de sensations.
N.B : Vous avez essayé d’en parler déjà ?
S. : Ah bah oui, mais les gens à qui j’ai essayé - comme par exemple mon mari qui est très fermé - je me suis heurtée à un mur. Pour lui, c’était un gros produit de mon imagination. Ce n’était pas possible, enfin vous savez ce genre de choses. Non ce n’était pas possible. Pour lui c’est inconcevable. Donc au bout d’un moment on garde tout pour soi. On n’en parle pas, de peur de passer pour quelqu’un de pas normal. Jusqu’à temps de trouver quelqu’un qui comprend, qui a un peu la même opinion que vous sur ce genre de rêve. Et là, ça fait du bien. Quand même, enfin !
N.B : De quoi ou de qui auriez-vous eu besoin pour intégrer les messages de ce rêve dans votre vie ?
S. : De quelqu’un qui y croit comme moi. Déjà j’aurais pu en parler. Mais bon comme j’étais entourée de gens très fermés, mon mari, ses parents ou ma belle-sœur. Tout compte fait oui j’aurais eu besoin de quelqu’un pour parler. Maintenant l’intégrer, pour moi je l’ai vécu comme une visite de mes grands parents parce qu’ils sentaient que je n’allais pas bien. Pour moi c’est ça. Maintenant, il y a peut-être encore d’autres choses dans ce rêve, il faudrait peut-être creuser, je ne sais pas. Dans les expériences, vous savez, pas paranormales mais presque. C’est-à-dire avoir peut-être des lectures, des relations avec des personnes qui œuvrent dans ces thématiques-là, ce que je ne me suis pas permis avant.
N.B : Est-ce que vous souhaitez ajouter autre chose ?
S. : Mes grands-parents étaient tout pour moi, ils m’ont élevée et ils me manquent quotidiennement.
N.B : A nouveau, je vois, vous avez beaucoup d’émotions.
S. : J’ai jamais fait je pense ce qu’on appelle le deuil, je n’ai pas accepté vraiment. Je crois que je n’ai pas réglé ça. Souvent je leur parle. Je pense qu’on associe beaucoup justement « faire son deuil » à l’oubli.
N.B : Non, ça n’est pas l’oubli, au contraire.
S. : Oui mais moi ils me manquent, je voudrais qu’ils soient encore là, ça m’embête. Pendant un moment j’ai eu l’envie d’aller les rejoindre.
N.B : Après ce rêve, puisque vous devez les quitter, enfin c’est eux qui doivent partir, est-ce que pour vous c’était ok ? Cela ne vous a pas donné la même envie de les rejoindre après le rêve ?
S. : Non. Et puis bon j’ai vieilli, j’avais envie de fonder une famille avec celui qui allait devenir mon mari à l’époque.
N.B. : Donc ça a été la douleur de la séparation dans ce rêve. Mais néanmoins moins intense qu’à l’époque où vous avez perdu vos grands-parents jeune, avec le besoin encore d’une présence parentale, d’accompagnement parental.
S. : Voilà, ça allait mieux entre guillemets, je n’ai pas eu cette envie. J’avais 25 ans, quelques mois après je suis retombée enceinte et cette fois ci c’était la bonne.
N.B : Pour votre première fille.
S. : Oui. »
 

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